10 octobre 2017

De surprenants faits-divers se succèdent à Pont-de-Beauvoisin



Depuis plusieurs semaines, Le-Pont-de-Beauvoisin, au pied des Alpes, est sous le feu de l'actualité. Des faits-divers, plus surprenants les uns que les autres, se succèdent sur le territoire communal.

Voici une liste d'événements récents relatés par les sites ledauphine.com, france3-regions et le concours de fr.wikipedia.org. On peut constater que :

Le 22 juillet : Deux jeunes accrochent une tête de sanglier au dessus de la porte d'une salle de prière musulmane. Pour ces faits, le 5 octobre ils seront condamnés à des peines de prison avec sursis.

Le 27 août : Disparition de la petite Maëlys, âgée de 8 ans, dans ou devant la Salle polyvalente, lors d'une fête de mariage comprenant un grand nombre d'invités, près de 200.

Le 5 septembre : Un accident survenu sur le parking de l'Hypermarché U fait un mort et un blessé grave. Etant sortie en trombe d'une station-service proche, une voiture s'est retournée sur le parking.

Le 1er octobre, un feu de détritus et de souches se déclare dans l'entreprise de bois d'aménagement et de construction Sylvalpes, située Chemin du Champ de Tir.

Le 4 octobre, il est révélé qu'en l'espace de six semaines, à 70 reprises, une femme demeurant dans la commune jouait au Casino d'Aix-les-Bains avec la carte bancaire de son employeur.

Le 6 octobre, un camion-benne ayant sa flèche déployée arrache un caténaire à proximité de la gare SNCF, bilan : le traffic ferroviaire entre Chambery et Lyon est interrompu environ 24h.

Le 10 octobre, (je) découvre qu'il n'existe pas une commune de Pont-de-Beauvoisin mais deux. Celle où se trouve la salle polyvalente, Pont-de-Beauvoisin, se situe en Isère. L'autre, Le-Pont-de-Beauvoisin, est adjacente à la première et se trouve en Savoie, à côté de Domessin.

Ceci explique peut-être en partie la multiplication de faits-divers dont les Pontois ont à souffrir en 2017.

(Photo illustration Isère - Pixabay.com)

7 octobre 2017

Affaire Maëlys : Débattue sur les réseaux sociaux, influence des séries TV ?



Ce samedi 7 octobre, six semaines après la disparition de Maëlys, les convives d'un nouveau mariage seront présents dans la grande salle polyvalente de Pont-de-Beauvoisin, un village inconnu jusqu'ici du grand public, situé au pied des Alpes à la limite de l'Isère et de la Savoie.

Après qu'un suspect ait été entendu puis relâché, puis de nouveau entendu et finalement écroué suite à la découverte d'une infime trace d'ADN sur un commutateur de sa voiture, les réseaux sociaux et autres forums se sont pris de passion pour cette triste affaire, inhabituelle.
Non que l'on s'habitue à ce que des enfants fuguent ou soient enlevés sur le chemin de l'école, mais une telle disparition est certainement un cas unique, et le fait qu'il y avait de nombreux invités encore présents dans la salle (et peut-être au dehors) à 2h45 du matin le dimanche 27 août en fera une affaire imprévisible, inimaginable, avec la principale question restée pour le moment inconnue du grand public : Que faisait précisément à 3h du matin cette petite fille de 8 ans et demi ?

Un engouement du public

Est-ce la conjugaison des circonstances, des personnages en présence et de l'absence du retour de Maëlys après quelques jours, est-ce le souvenir des drames passés que l'on retrouve sous l'appellation "Les Disparus de l'Isère", toujours est-il que les français (et pas seulement puisqu'on on reparle aussi de l'affaire Madeleine McCann) sont pris d'une passion pour l'Affaire Maëlys au point que certains se sont mis à critiquer cet engouement et que même l'admissibilité de la page Wikipédia qui lui est consacrée est actuellement débattue.
Le problème est qu'Internet est un tout et qu'il n'existe pas d'autorité pour décider ce qui doit s'y passer, à charge aux autorités respectives des Etats de décider qui doit y accéder et à quel contenu.
Mais il n'y a pas que cela.

La multiplication des séries policières françaises à la télévision est exponentielle. Toujours selon Wikipédia, depuis 1999 une cinquantaine sur TF1, plus d'une quarantaine sur France 2, une petite vingtaine sur France 3 et une dizaine de plus en ajoutant M6. Actuellement, pas moins d'une trentaine est en cours, pour seulement les trois premières chaînes de télévision. Les intrigues ayant comme sujet la disparition ou la maltraitance d'un enfant sont régulièrement au programme. Plus encore que dans les séries télévisées américaines, et tout le monde semble se féliciter des records d'audience.
Peut-on s'étonner après cela de ce qui se passe sur les réseaux sociaux à propos de Maëlys et du fait que chacun puisse y aller de son hypothèse, parfois farfelue ?

Les histoires développées au coeur des séries n'ont elles pas un fond de scénario qui, au fil du temps, monte crescendo dans la psychologie pour le moins troublée des personnages ? Plus encore, après avoir multiplié le nombre de chaînes avec l'arrivée de la Télévision numérique terrestre, les plus regardées ont chacune créé leur propre émission d'enquêtes criminelles, au point qu'il est parfois difficile de les distinguer, consacrées cette fois-ci à de vraies affaires. Et certaines à propos de la disparition de Maëlys ont déjà été diffusées. Pourtant, faute d'information officielle sur l'enquête, ou de révélation du seul suspect connu, le 7 octobre, le grand public en est de fait réduit aux hypothèses développées sur les réseaux sociaux et les forums.

(Photo Pixabay.com)

Alexia Daval : Dix-huit heures en questions

Au lendemain des aveux de Jonathann Daval, dans un entretien accordé à Ouest-France début Février 2018, Jean-Marc Florand, l'avocat ...